Comment obtenir une bourse d’étude ?

Les étudiants, pour financer leurs études, peuvent bénéficier de bourses universitaires. En France par exemple, le système des bourses d’études fonctionne selon des critères sociaux pour permettre aux personnes dans le besoin d’avoir accès aux études supérieures. Tout étudiant inscrit en formation initiale après le Baccalauréat peut y prétendre. Ensuite, les revenus des parents, le nombre d’enfants au sein du foyer et l’éloignement du lieu d’étude vont permettre de déterminer l’acceptation et le montant de la bourse octroyée. Ces bourses universitaires peuvent inclure également une exonération des frais d’inscription, une exonération de la cotisation à la sécurité sociale, et une priorité dans l’attribution d’un logement. Les montants accordés vont généralement osciller entre 1000€ et 6000€ par an et par personne, répartis en 10 mensualités.  Ces sommes consistent en un don de la part de l’Etat pour permettre aux étudiants de disposer de tous les moyens nécessaires à leur réussite universitaire (inscription, fournitures, logement, repas, etc.).

Bourses sur critères sociaux, limites et solutions

Les bourses selon les critères sociaux permettent à beaucoup d’étudiants dans le besoin de pouvoir accéder aux études. Cependant, un très grand nombre d’étudiants ne perçoivent pas de bourses parce que les revenus de leurs parents sont au-dessus de la limite (parfois de seulement quelques euros). Or, les parents peuvent ne pas avoir les moyens de financer le tout. Certains décident même de ne pas aider leurs enfants, considérant par exemple que ceux-ci sont en âge de se débrouiller. En somme, les bourses sur critères sociaux pénalisent la classe moyenne qui par ailleurs est la classe sociale qui comporte le plus de monde.

Les étudiants des classes moyennes, pour palier à leurs problèmes financiers, vont envisager plusieurs solutions. De nombreux étudiants vont donc cumuler études et emplois, devant ainsi jongler entre leurs deux plannings (parfois incompatibles), trouver le temps de faire et rendre leurs devoirs, et réussir à se reposer tout en profitant de vie d’étudiant. D’autres étudiants vont opter pour la mise en place d’un prêt étudiant qui financera leurs études. Ces derniers accumuleront cependant des dettes qu’ils commenceront à rembourser dès le début de leur vie active. C’est notamment le cas des étudiants anglais qui doivent assumer les frais d’inscription les plus élevés au monde pour des filières publiques. En Angleterre, courant 2016, le gouvernement a décidé de supprimer les bourses d’études pour les étudiants issus de foyers à revenus modestes pour des questions d’économie. Cette décision fait polémique dans un pays où les dettes des étudiants représente déjà l‘équivalent du budget retraite de l’état.  

Autres bourses d’études, des exemples à suivre ?

En France, comme dans de nombreux pays d’Europe, il existe également des bourses au mérite. Ces bourses octroient des fonds aux étudiants qui sortent du lot avec de très bons résultats. Elles consistent en un très bon investissement pour les pays et c’est notamment la raison pour laquelle elles sont présentes dans 20 pays d’Europe. Malheureusement, elles ne solutionnent en rien le clivage des classes sociales et les problèmes liés à l’accessibilité aux études pour tous. Bien qu’elles ne favorisent pas un milieu social par rapport à un autre, elles favorisent des personnes qui ont déjà fait leurs preuves dans les études et qui ont toutes les chances de réussir. Pour information, les bourses au mérite sont, dans plusieurs pays, complétées par des bourses sur critères sociaux (Pologne, Grèce et Italie par exemple).

En parallèle, certains pays s’appuient sur des bourses d’études égalitaires. Prenons l’exemple du Danemark, qui, avec l’Irlande, l’Italie, l’Autriche et le Portugal, fait partie des pays les plus généreux en terme de bourse universitaires. Au Danemark, tout étudiant perçoit une bourse d’études dès ses 18 ans et quel que soit ses revenus et ceux de sa famille. C’est ce qu’on appelle une bourse égalitaire. Le montant de cette bourse dépend d’une partie fixe, commune à tous les bénéficiaires, et d’une partie variable, définie en fonction de critères sociaux. Cette solution, de prime à bord idéale, offre à tous les étudiants une situation de confort qui n’est pas motivante pour tout le monde puisque certains vont prendre leur temps (moins de stress face à l’échec et / ou années sabbatiques). Il est également important de noter que cela coute très cher à l’état. Cependant, les bourses égalitaires restent aujourd’hui très attirantes pour de nombreux pays, qui vont même jusqu’à s’en inspirer pour mettre en place le fameux revenu universel.